Le Directeur de l’agence Net Press, Jean-Claude Kavumbagu, est à son 69ème jour d’incarcération arbitraire à Mpimba, accusé de « trahison », une infraction exclusivement possible en période de guerre, selon l’article 570 du code pénal burundais. Le Burundi est-il en guerre ?

27 septembre 2010

Le Directeur de l’agence Net Press, Jean-Claude Kavumbagu, est à son 69ème jour   d’incarcération arbitraire à Mpimba, accusé de « trahison », une infraction exclusivement possible en période de guerre, selon l’article 570 du code pénal burundais. Le Burundi est-il en guerre ?

  ( NET PRESS, le 24/09/2010 )

 Jean-Claude Kavumbagu en détention depuis le 17 juillet 2010, le directeur général de la police qui accuse implicitement les professionnels des médias de se mêler de ce qui ne les regarde pas en parlant de l’insécurité, le protocole d’Etat qui sélectionne les « bons » journalistes pour assister à la conférence de presse du chef de l’Etat tenue à sa résidence, visiblement les médias burundais, surtout ceux du secteur privé, sont devenus les mal-aimés du pouvoir à l’aube du second mandat de Pierre Nkurunziza.

«  En ce qui concerne le directeur de l’agence Net Press, on rappellera tout simplement qu’il n’y a pas une semaine, le porte-parole de la police en personne, Pierre-Channel Ntarabaganyi, a affirmé que la police nationale du Burundi n’était pas suffisamment outillée pour combattre avec efficacité les criminels de toute nature. Or, M. Kavumbagu croupit en prison pour avoir mis en doute tel un citoyen qui craint pour la sécurité de son pays, la capacité des forces de défense à faire face aux attaques kamikaze des islamistes d’El Shebbab.

« L’autre nouvelle qui n’est pas du tout rassurante pour les journalistes burundais est contenue dans les propos tenus avant-hier par le directeur général de la police, le général-major Fabien Ndayishimiye. S’exprimant à propos de l’insécurité en général et des tueries à Rukoko en particulier, il a mis en cause certains médias qu’il n’a pas cités, les accusant de se mêler de ce qui ne les regarde pas en répandant la peur au sein de la population. Il leur a demandé plutôt de diffuser des informations « constructives », un qualificatif très ambigu et très inquiétant qui rappelle une certaine époque révolue du passé, lorsque des personnes innocentes étaient tuées et que l’on chantait chaque jour que le Burundi était un pays de lait et de miel où il faisait bon vivre.

« Enfin, à son retour de l’Inde où il était allé recevoir un prix spécial dans sa contribution pour le retour de la paix, le président de la République a tenu une conférence de presse à sa résidence au chic quartier de Kiriri. Mais son protocole tout comme les militaires assurant sa garde avaient la liste des « bons » médias et des « bons » journalistes à être admis au sein des saints, ceux des radios Bonesha, Isanganiro, Rpa et Renaissance n’étant pas les bienvenus. Seuls ceux des médias du gouvernement qualifiés abusivement de médias publics ont eu droit de cité, tout comme ceux de deux radios dites « privées », dont on sait qu’elle roule 24 heures sur 24 pour le compte du parti présidentiel. Tout ce l’on espère ici à Montréal est que la situation actuelle est une parenthèse qui va vite se refermer, car elle ternit l’image d’un président qui vient de rentrer triomphalement avec un trophée symbolisant la paix et la tolérance dans tous les domaines, y compris celui de la liberté d’informer ». Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.

Arrestation de Maître François Nyamoya après une plainte déposée par l’avocat du Général Adolphe Nshimirimana.

27 septembre 2010

( RPA, le 27/09/2010 )

Maître François Nyamoya vient d’être conduit à la prison centrale de Mpimba après qu’il ait répondu ce lundi à une convocation du procureur de la République en Mairie de Bujumbura. Une plainte contre Maître Nyamoya avait été déposée le 20 septembre dernier par Maître Arcade Habonimana, avocat conseil du général major Adolphe Nshimimana, patron du Service National des Renseignements. Maître Nyamoya est accusé par Adolphe Nshimirimana d’injures et diffamations pour avoir traité ce dernier d’assassin et de voleur sur la voix des ondes. Il est également accusé par le chef du service de renseignement de dénonciation calomnieuse pour  avoir écrit une lettre au Président de la République pour le limoger de ses fonctions. Maître François Nyamoya précise qu’il a dit seulement qu’ il y a des bandits dans le service de renseignement  et indique que tout citoyen a le droit de dire tel responsable travaille mal et cela ne constitue pas une infraction. Rappelons que Maître François Nyamoya a vu son client, un ancien policier du nom de Jackson Ndikuriyo, assassiné et l’avocat accusait les hauts responsables de la police dont le directeur général adjoint de la police.

Les familles des quatre corps trouvés sur les rives du lac Tanganyika ont appris le décès des leurs sur la voix des ondes, la mort dans l’âme.

27 septembre 2010

( RPA, le 27/09/2010 )

Tristesse et désolation caractérisent la famille d’Augustin Niyibizi. Cet officier de la police a trouvé la mort d’une façon non encore élucidée dans la réserve de la Rukoko. Il était originaire de la colline Gisagara, commune Mubimbi province de Bujumbura. Sa mère et sa sœur indiquent que c’est lui qui s’occupait de la famille au niveau financier.
Même situation à Ngozi où sont originaires les trois autres individus trouvés morts sur les rives du lac Tanganyika. Chagrin, souffrance, inquiétudes sont sur les visages des membres des familles de ces disparus à la colline Mushonge dans la commune Nyamurenza. Ces familles, par la voix des ondes, ont appris la découverte des corps des leurs sur les rives du lac Tanganyika. Au cas où cette information était certifiée, ces familles demandent l’élucidation des circonstances de la mort des leurs, la confirmation de leurs décès et l’inhumation de ces corps en toute dignité.

Emmanuel Miburo, qui a évincé Agathon Rwasa à la tête du FNL, affirme que les tueries de Rukoko sont l’œuvre de ce dernier alors que la police parle de bandits.

27 septembre 2010

( RPA, le 27/09/2010 )
Lors d’une conférence de presse de ce lundi, Emmanuel Miburo, président du parti FNL reconnu par le gouvernement, déclare que les tueries de Rukoko sont opérées par des membres du FNL d’Agathon Rwasa et indique avoir des preuves. Emmanuel Miburo contredit la police à propos de l’identité des auteurs des dernières tueries de Rukoko. Des massacres qui avaient emporté des ouvriers œuvrant dans les plantations de cannes à sucre de l’homme d’affaire Nahum Barankiriza. Selon Emmanuel Miburo, les auteurs de ces tueries sont d’anciens camarades à lui au parti FNL. Pourtant, la police nationale, par le biais de Fabien Ndayishimiye, directeur général de ce corps, avait avancé, la semaine passée, que les auteurs de ces tueries sont de simples bandits.

Agathon Rwasa fait recours à l’ONU pour étudier la légalité du dernier congrès du FNL.

24 septembre 2010

« Il dénonce l’organisation illégale d’un pseudo-congrès au nom du parti FNL le premier août de cette année. Il fustige également les violations des dispositions tant constitutionnelles, légales que statutaires en vue de l’annulation de la décision de validation des conclusions du simulacre de ce congrès. » C’est en résumé le contenu d’une correspondance d’Agathon Rwasa, adressée ce 21 septembre 2010 à Ban Kimoon, secrétaire général de l’ONU, dans laquelle, il lui demande également d’user de son influence pour faire l’économie d’une autre guerre au Burundi.
Source : Radio Publique Africaine ( RPA )

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