Journée de réflexion sur le diabète qui prend de plus en plus de l’ampleur.

9 octobre 2010

(RPA www.rpa-burundi.org, le 09/10/2010)
Le diabète au Burundi prendrait une allure d’une épidémie. Actuellement les patients de cette maladie sont estimés à 250 000 personnes au Burundi. Selon Docteur Olivier Ndayishimiye, conférencier de la journée de réflexion sur la propagation du diabète, la maladie de l’excès du sucre dans le corps est beaucoup plus répandue dans les villes avec 6 pourcent de malades et 2,5 pourcent dans les milieux ruraux.  Et le meilleur moyen de réduire sa propagation est de se faire dépister à temps, conseil gratuit du docteur. Et en 2025, plus de 350 millions d’individus seront atteints par le diabète dans le monde. C’est ce qui est sorti d’un atelier de réflexion sur le diabète organisé ce vendredi par le Forum pour la Conscience et le Développement « FOCODE ».

DROITS : Le Burundi esquive la critique à Genève

9 octobre 2010

 DROITS : Le Burundi esquive la critique à Genève dans Burundi 202765 
(IPS cité par AFRICATIME, le 08/10/2010)

GENEVE – Fin septembre, Bujumbura a réussi à faire reporter l’examen devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. Malgré la réélection du président Pierre Nkurunziza en juin 2010, opposants, activistes et journalistes sont harcelés, emprisonnés et menacés de mort.

A peine sorti de la guerre, le Burundi replonge dans la violence. Rien que fin septembre, 14 corps ont été retrouvés à une dizaine de kilomètres de la capitale Bujumbura. Harcèlements, arrestations arbitraires, menaces de mort et exécutions sommaires se multiplient trois mois après l’élection du président Nkurunziza avec 92 pour cent des votes. Premiers visés, les défenseurs des libertés, les journalistes et les opposants politiques, dont plusieurs ont pris la voie de l’exil.

Les organisations internationales et les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme, en vain. En juin, la représentante de ‘Human Rights Watch’, Neela Ghoshal, en poste depuis trois ans dans ce pays des Grands Lacs, était expulsée.

Critique «verrouillée»

Le 28 septembre dernier, l’expert indépendant Fatsah Ouguergouz aurait dû faire son rapport sur le Burundi devant le Conseil des droits de l’Homme (CDH), à Genève, mais cet exercice a été repoussé à la session de mars. Raison officielle : la délégation burundaise n’aurait pas encore eu connaissance du rapport, donc ne pouvait préparer son droit de réponse.

Mais pour Ghoshal, qui a fait le déplacement depuis Nairobi pour l’occasion, le vrai motif est ailleurs. «Le gouvernement verrouille toute possibilité de critique à son encontre. Il n’est même pas certain que le rapport soit présenté en mars», soutient-elle. Lors d’une conférence de presse donnée le 25 juin, le précédent expert de l’ONU, chargé d’étudier la situation des droits de l’Homme au Burundi, s’alarmait déjà des violences et des abus commis dans le pays.

Dans une lettre (dont InfoSud a obtenu copie) adressée le 21 septembre au président du CDH, l’ambassadeur thaïlandais Sihasak Phuangketeow, Bujumbura invoque aussi la résolution 9/19 qui stipule que l’expert indépendant ne s’exprimerait qu’après la mise en place dans le pays d’une commission indépendante des droits de l’Homme. Le Burundi s’était effectivement engagé en 2008 à ce que cette commission voie le jour début 2009, mais rien n’a été fait jusque-là.

«Le Burundi ne veut surtout pas de mauvaise note alors que son président vient d’être réélu. Cela embarrasserait les bailleurs occidentaux, et le pays a trop besoin d’argent», affirme Alexis Sinduhije. Cet ancien correspondant de la BBC et de l’agence Reuters a fondé la Radio publique africaine à Bujumbura qui a enquêté sur de nombreuses affaires sensibles.

Sinduhije a également travaillé pour Radio Agatashya, créée sous l’égide de la Fondation Hirondelle, comme alternative aux médias de la haine. Depuis 2008, il a laissé sa casquette de journaliste pour fonder un mouvement politique d’opposition. Menacé de mort, il a quitté le pays il y a deux mois.

Frustration latente

Pour Sinduhije, le durcissement des autorités entretient une frustration latente poussant une partie des opposants, dont beaucoup de jeunes, à reprendre les armes. Fait particulièrement inquiétant, l’existence de Radio Rema-FM dont les incitations à la haine évoquent la tristement célèbre Radio des Milles Collines qui diffusait une propagande haineuse contre les Tutsis et les Hutus modérés avant et pendant le génocide rwandais de 1994.

«Cette radio (Rema-FM), qui est encouragée par le président, diffuse des propos diffamatoires graves incitant à la haine ethnique», avertit-il, rappelant que le pays a déjà payé son tribut à une guerre civile qui avait fait 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Une crainte partagée par Ghoshal, qui relève cependant que le danger aujourd’hui n’est plus d’ordre ethnique mais politique. «Les compositions sont maintenant mixtes (Hutus et Tutsis) au sein du gouvernement et des forces de sécurité», souligne-t-elle. «Les conflits actuels ont lieu essentiellement entre Hutus».

Pour elle comme pour l’ancien journaliste, la solution passe par l’ouverture d’un espace démocratique dans le pays. «Si ces jeunes ont la possibilité de participer au processus politique et de s’exprimer sans craindre la répression, ils ne choisiront pas les armes», soutient Sinduhije.

*(Carole Vann est journaliste à InfoSud, une agence de presse suisse basée à Genève. Cet article est publié en vertu d’un accord de coopération entre InfoSud et IPS). (FIN/2010)

Carole Vann*
7 oct

Extradition de Sosthène Munyemana: la justice française rendra sa décision le 19 octobre

8 octobre 2010

(Cyberpresse cité par AFRICATIME, le 07/10/2010)

La chambre d’instruction de la cour d’appel de Bordeaux a examiné jeudi la demande d’extradition lancée par Kigali contre un médecin rwandais accusé d’avoir participé au génocide de 1994, et mis sa décision en délibéré au 19 octobre.
En présence du Dr Sosthène Munyemana, 54 ans, et de son épouse, l’avocat général Jacques De Fos Du Rau a demandé un nouveau renvoi pour un supplément d’information, arguant du caractère incomplet des informations livrées par les autorités rwandaises à la fois dans le mandat d’arrêt et dans les éléments envoyés en août à la cour par Kigali.

Mais le président de la cour d’appel qui, à deux reprises, avait renvoyé l’affaire dans l’attente déjà de nouveaux éléments des autorités rwandaises, n’a pas accédé à cette demande et décidé de rendre son arrêt dans deux semaines.

De son côté, l’avocate du médecin rwandais, Me Florence Bourg, s’est vivement opposée à un nouveau renvoi, plaidant pour une décision de refus d’extradition. « C’est la septième fois que la justice française va se prononcer sur des demandes d’extradition d’un ressortissant rwandais, aucune chambre d’instruction française n’a rendu de décision favorable », a-t-elle dit.

L’avocate a longuement argumenté, notamment sur les garanties jugées insuffisantes accordées à la défense, évoquant le cas de l’avocat américain Peter Erlinder, placé en détention alors qu’il assurait la défense d’un génocidaire rwandais.

Une quinzaine de personnes du comité de soutien du médecin étaient venues dans la salle d’audience tandis qu’au nom de deux associations de victimes du génocide, une dizaine de personnes étaient venues réclamer son extradition.

Alain Gauthier, président du collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), a déclaré à l’AFP: « le médecin s’exprime, c’est important de donner le point de vue des parties civiles ».

Qualifié de « boucher de Tumba » par M. Gauthier, le Dr Sosthène Munyemana, originaire de la région de Butare (sud du Rwanda) et domicilié à Cestas (Gironde), exerce depuis huit ans comme urgentiste dans un hôpital de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).

Cet ancien gynécologue de l’hôpital universitaire de Butare, est fiché par Interpol pour génocide et crime de guerre, il est également visé par une information judiciaire ouverte en 1995 à Bordeaux et transférée en 2001 à Paris. Il a été placé dans cette procédure sous le statut de témoin assisté.

Mouvement de réfugiés burundais et congolais qui regagnent leurs pays d’origine.

5 octobre 2010

( RPA, le 05/10/2010 )
244 réfugiés burundais au Congo viennent d’être rapatriés dans leur pays d’origine par le HCR et les représentants des deux gouvernements. Dans ce lancement officiel de rapatriement, ces exilés de 1972 et 1993 ont passé par la frontière de Gatumba. Le 28 octobre courant est prévu cette fois-ci un convoi de réfugiés congolais au Burundi qui seront rapatriés chez eux. Ces réfugiés demandent au gouvernement burundais de les aider à retrouver leurs terres d’origine. En outre, ces rapatriés ont été conduits dans le centre de transit de Mutimbuzi où ils seront enregistrés et identifiés avant d’être transférés dans des villages de paix avec un paquet de retour.   

Les autorités somaliennes sont reconnaissantes envers le Burundi et l’Ouganda.

4 octobre 2010

( RPA, le 04/10/2010 )
 
Abdiwahid Elmi, premier ministre somalien d’intérim remercie profondément le gouvernement burundais et ougandais pour leur intervention en Somalie mais dénonce énergiquement la lenteur en grande partie de la Communauté Internationale dans leur assistance. Dans une interview accordée à notre confrère Bob Rugurika, Abdiwahid Elmi Omar affirme que seuls les somaliens peuvent résoudre leurs problèmes. Raison pour laquelle la Communauté Internationale devrait les aider dans ce sens.
De son côté le Général Major ougandais Nathan Mugisha, patron des forces AMISOM est optimiste et pense plutôt que le conflit somalien pourrait être résolu prochainement. Ce général déplore néanmoins l’insuffisance de l’effectif militaire pour atteindre cet objectif. Pour lui, les pays qui ont promis d’envoyer des troupes devraient le faire vite avant que le problème ne se complique. Il est à rappeler que plus de 7500 militaires burundais et ougandais sont en Somalie. Bientôt le Rwanda, le Nigéria, le Djibouti et la Guinée Conakri pourraient également y envoyer leurs troupes.

Le Rwanda va-il envoyer ses troupes en Somalie?

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